“Brenda Biya revient sur son coming-out : ‘J’ai l’espoir que mon histoire fasse changer les mentalités’

Après son coming-out explosif le dimanche 30 juin sur Instagram, Brenda Biya s’est confiée ce mardi 9 juillet au journal français Le Parisien. Dans cette interview, la fille du Président du Cameroun a parlé de son orientation sexuelle et de la législation contre l’homosexualité dans son pays, espérant que les mentalités évoluent.

Brenda Biya se confie après son coming-out dans un journal français

Le récent coming-out de Brenda Biya sur les réseaux sociaux a suscité de vives réactions au Cameroun, où l’homosexualité est pénalement répréhensible. La fille du Président Paul Biya avait publié une photo d’elle embrassant sa compagne brésilienne, Layyons Valença, sur Instagram, accompagnée de la légende : ‘Je suis folle de toi et je veux que le monde le sache’.

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Dans les colonnes du quotidien Le Parisien ce mardi 9 juillet, Brenda Biya a révélé qu’elle avait ressenti ses premières attirances pour les femmes à l’âge de 16 ans, mais n’avait jamais eu le courage d’en parler à sa famille. ‘Cette loi existait avant que mon père soit au pouvoir. Je la trouve injuste et j’espère que mon histoire contribuera à la changer. Les mentalités évoluent au Cameroun, surtout chez la jeune génération. C’est peut-être trop tôt pour qu’elle disparaisse complètement, mais elle pourrait être moins stricte. On pourrait d’abord supprimer la peine de prison’, a-t-elle déclaré. Elle a ajouté : ‘Je me sens mieux. Je suis soulagée. J’ai reçu beaucoup de soutien de la part d’organisations camerounaises et occidentales. Des gens m’ont souhaité du courage. Mais j’ai aussi reçu des réactions négatives, homophobes, très violentes, que je suis encore en train de digérer. Je me dis que ça va passer, comme tout. C’était important d’expliquer pourquoi j’ai publié cette photo. Certains disent que j’ai fait ça pour le buzz, mais c’est bien plus que ça. Il y a plein de gens dans la même situation que moi, qui souffrent à cause de ce qu’ils sont. Si je peux leur donner de l’espoir, les aider à se sentir moins seuls, si je peux envoyer de l’amour, j’en suis ravie. Parler, c’est l’opportunité d’envoyer un message encore plus fort’.

Par ailleurs, la réaction de sa famille a été difficile. Ses parents lui ont demandé de supprimer sa publication et depuis, c’est un silence radio autour d’elle. Son frère l’a même appelée en colère. ‘Je peux perdre beaucoup : froisser les liens avec ma famille, ne plus avoir le droit d’aller dans mon pays, être mise en prison… Mon souhait le plus cher serait d’avoir une conversation directe et ouverte avec mes parents où on mettrait tout à plat. Mais d’abord, je les laisse digérer’, a-t-elle conclu.”

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